mardi, 03 novembre 2009
L'HISTOIRE SE REPETE
L’histoire de répète
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es informations diffusées par les instances militaires israéliennes sur l’armement que sont en train de se constituer Hamas au sud et Hezbollah au nord ne sont guère rassurantes. Ces deux milices possèderaient maintenant des missiles capables d’atteindre Tel Aviv ainsi qu’une grande partie du territoire israélien grâce au parrain iranien et au passeur syrien.
Deux guerres inachevées sont à l’origine de cette situation : la guerre du Liban de 2006 et l’opération « Plomb durci » dans la bande de Gaza en 2009.
Il faut se rappeler que tant pour l’une que pour l’autre, les objectifs de Tsahal n’ont pas été atteints. Le Hezbollah et le Hamas n’ont pas été vaincus. Et malgré les lourdes pertes subies, ces milices ont pu se réarmer rapidement.
La faute à qui ?
Les pressions internationales exercées sur l’Etat hébreu durant ces deux guerres ont eu raison de la ténacité des responsables politiques israéliens du gouvernement Olmert. Ces guerres ont été le signal reçu cent pour cent par les ennemis d’Israël de la fin de l’invincibilité et de l’efficacité de Tsahal.
L’esprit de prévention des conflits et l’anticipation stratégique spécifiques aux dirigeants israéliens ainsi qu’aux autorités militaires de Tsahal qui avaient valu à cette même armée israélienne ses heures de gloire lors notamment du raid sur Entebbe ou lors du conflit de 1967, avaient véritablement eu un impact positif sur l’opinion internationale. Les Juifs défendaient des causes justes : la vie de leurs ressortissants à l’étranger, la sécurité de leur pays.
Politiciens comme militaires en outre ne s’embarrassaient guère des éventuelles pressions internationales et défendaient bec et ongles leurs idéaux. La stratégie militaire de Tsahal préconisait l’anticipation et l’audace mais démontrait surtout très efficacement la puissance d’Israël et la crainte forçant le respect qu’elle engendrait.
Pour être clair, jamais Israël n’aurait dû abandonner ses positions dans le sud Liban avant 2006 ni rendre la bande de Gaza aux Palestiniens, tant que ceux-ci et leurs alliés n’acceptent définitivement de reconnaître l’Etat d’Israël et de vivre en paix avec les Israéliens.
Ayant gagné toutes les guerres contre ses ennemis, Israël, plutôt que de profiter de ses victoires, n’a eu de cesse de restituer les territoires conquis à ses agresseurs. Ce fut la première démonstration de faiblesse de l’Etat hébreu. La moralité excessive de la mentalité juive a toujours été pour les Juifs une épée de Damoclès. Celui qui fait preuve de trop de bonne volonté n’est jamais récompensé comme il le devrait. Et dans un monde arabo-musulman, ce genre d’attitude est considéré comme une faiblesse dont on doit profiter. Les hébreux connaissent pourtant bien le principe appliqué du Traité d'Houdaibiya !
Tout ceci paraît très simple au profane que je suis. Néanmoins, il faut bien admettre qu’Israël, dans chacune des guerres qu’il a vécu, a toujours subi de fortes pressions de la part des grands de ce monde et notamment des Etats-Unis, pourtant alliés privilégiés d’Israël. Les USA sont les plus grands créditeurs d’Israël et comptent parmi leurs populations de nombreux juifs dont des Juifs très influents au niveau politique. Les dirigeants israéliens se doivent par conséquent d’être conciliants avec ceux-ci car ils sont et demeurent à ce jour, quoi qu’on en pense, les garants de la sécurité d’Israël.
L’arrivée au pouvoir de Monsieur Netanyahou à la Knesset semble avoir quelque peu annihilé la mollesse politique du gouvernement israélien face aux exigences tant américaines que palestiniennes. Le pari de pouvoir se concilier l’opinion israélienne, ses partenaires politiques tout en freinant fermement mais délicatement les exigences américaines de « désimplantations » en Cisjordanie, et en freinant par la même occasion les exigences palestiniennes semble être gagné à ce jour. Benjamin Netanyahou parviendra-t-il à faire prévaloir les exigences israéliennes afin de pouvoir aborder avec de bonnes garanties la création de l’état palestinien ? Rien n’est moins sûr ! En attendant, il doit aussi s’atteler au problème existentiel que lui pose la course à l’armement nucléaire de l’Iran tout en se rendant compte qu’il ne peut véritablement compter sur l’efficacité des américains et des européens pour le régler.
Israël est aujourd’hui seul, absolument seul face à une très grave menace. Encerclé de toutes parts, il sait très bien que le temps ne joue pas en sa faveur et que la guerre qui se prépare sera le plus grand défi auquel il aura été confronté. C’est le combat de David contre Goliath qui recommence et Dieu seul sait si cette fois David l’emportera.
Si en 1967, l’opinion européenne était en faveur de cette courageuse petite démocratie, ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Quant à Barack Hussein Obama, il est le premier président américain à s’être montré aussi hostile envers Israël et aussi ouvertement conciliant avec ses ennemis. Cela n’augure rien de bon.
L’histoire se répète mais ce qui correspondait à notre camp allié d’entre 1940 et 1945 luttant contre une peste brune se résume aujourd’hui à un pays : Israël. Seul à lutter contre la peste verte autrement plus menaçante.
LS
18:28 Publié dans AD NAUSEAM : articles et commentaires | Commentaires (0)



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